Un père est-il prêt à tout pour sauver son fils de l’exil ? Et son attitude est-elle totalement irréprochable ? Le doge Foscari va s’exposer à la vindicte de Loredano, membre du conseil des Dix. Quelle sera l’issue de ces intrigues de palais ?

C’est un opéra rarement joué que celui que composa Verdi en 1844, s’inspirant de la nouvelle éponyme de Lord Byron : situations dramatiques et personnages exceptionnels à la cour des doges, à Venise.

La construction dramatique du livret rappelle celles des toutes premières tragédies grecques et le choeur, omniprésent, décrit l’ambiance ou souligne l’action qui devient de plus en plus oppressante en se terminant par la mort du fils et du père, les deux Foscari. Bravant l’exil qui le frappe, Jacopo revient au pays pour visiter sa famille.

Une lettre qu’il écrit au duc de Sforza est interceptée. Jacopo est donc de retour ! Il doit être puni. Son père, Francesco Foscari, le doge, reste impuissant et ne peut rien pour le sauver. Loredano, membre du conseil des Dix et gardien de la sécurité dans la République de Venise, exigera la démission du doge. Pourra-t-il savourer sa victoire ?

Text in full page