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Antwerpen(Vlaamse), Carmen, 10/06/2012

Carmen

Carmen ! Dire ou écrire ce prénom suffit, et tous, qu'ils fréquentent ou non les opéras, pourraient se mettre à chantonner, à siffloter l'un ou l'autre des airs immortels de Georges Bizet.

Carmen, à la fois femme fatale, diabolique, et femme libre " comme l'oiseau ", une liberté qu'elle affirmera jusqu'à en mourir. Carmen qui chante et qui danse, qui séduit, qui envoûte ; qui prend et qui laisse, toute à son bon plaisir. Carmen et l'espagne des gitans, des contrebandiers, de la corrida, une Espagne absolument couleur locale, mais que Georges Bizet N'a jamais visitée.

Carmen, comédie et tragédie : la comédie humaine, celle de tous ceux-là qui gravitent autour d'elle et dont sa présence révèle les ambitions, les faiblesses, les velléités, les frustrations, les ridicules. l'éternelle tragédie des passions, fatales évidemment pour qui les éprouve et pour qui en est l'objet. La mort est l'inéluctable conclusion.

Etonnant destin que celui de cet opéra, d'abord mal accueilli en 1875 par son premier public de l'Opéra-Comique à Paris "accablé, Bizet, déjà souffrant, en mourra le soir de la trente-troisième représentation "et qui connaît ensuite un triomphe universel et intemporel. Carmen est un archétype de l'opéra populaire.

Stéphane Gilbart