Leonhard Garms, Conductor
Leonhard Garms

Leonhard Garms

Conductor
Bio: The Austrian conductor Leonhard Garms grew up Italy. He studied Music, Conducting and Piano at the Kunstuniversität in Graz (Austria). He attended masterclasses with Peter Eötvös, Arturo Tamayo und Paavo Järvi. While still in his study, he starts working as a pianist at the Opera of Graz und the Festival Styriarte . In 2005, he starts working as a pianist for the Komische Oper in Berlin, and changes in 2008 as coach and conductor at the Theatre of Regensburg in Germany, where he develops a repertoire of numerous opera works and a real interest in conducting contemporary music. Since 2010, Leonhard Garms has worked freelance (among others, Ruhr Triennale and National Theatre of Wiesbaden in Germany, National Opera of Korea, Opera house of Lausanne, Opéra-Comique in Paris, Opéra de Rennes, Opéra de Nantes/Angers in France, Orchestra Haydn Bolzano in Italy, Wiener Festwochen in Austria), being Assistant of conductors like Kirill Petrenko, Peter Rundel, Emilio Pomarico. For the seasons 2011/2012 he works as conductor at the Turkish National Opera house in Istanbul, and for the season 2015/16 at the Opera house of Graz (Austria). His profound interest in contemporary music brings him conducting numerous Instrumental Ensembles such as Schallfeld Ensemble, The Blackpage Orchestra, Ensemble Resonanz, Klangforum Wien, Ensemble Phace. He develops there a real practice and research of experimental performances at the border of theatre and music. Last update: 2020-03-18 21:30:03 +00:00
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Bio: The Austrian conductor Leonhard Garms grew up Italy. He studied Music, Conducting and Piano at the Kunstuniversität in Graz (Austria). He attended masterclasses with Peter Eötvös, Arturo Tamayo und Paavo Järvi. While still in his study, he starts working as a pianist at the Opera of Graz und the Festival Styriarte . In 2005, he starts working as a pianist for the Komische Oper in Berlin, and changes in 2008 as coach and conductor at the Theatre of Regensburg in Germany, where he develops a repertoire of numerous opera works and a real interest in conducting contemporary music. Since 2010, Leonhard Garms has worked freelance (among others, Ruhr Triennale and National Theatre of Wiesbaden in Germany, National Opera of Korea, Opera house of Lausanne, Opéra-Comique in Paris, Opéra de Rennes, Opéra de Nantes/Angers in France, Orchestra Haydn Bolzano in Italy, Wiener Festwochen in Austria), being Assistant of conductors like Kirill Petrenko, Peter Rundel, Emilio Pomarico. For the seasons 2011/2012 he works as conductor at the Turkish National Opera house in Istanbul, and for the season 2015/16 at the Opera house of Graz (Austria). His profound interest in contemporary music brings him conducting numerous Instrumental Ensembles such as Schallfeld Ensemble, The Blackpage Orchestra, Ensemble Resonanz, Klangforum Wien, Ensemble Phace. He develops there a real practice and research of experimental performances at the border of theatre and music. Last update: 2020-03-18 21:30:03 +00:00
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Reviews

C’est un Joël Pommerat inattendu qui s’offre aux spectateurs bretons après un grand succès à l’Opéra-Comique en septembre dernier et en attendant une fin de tournée en Pays de Loire dans deux semaines ainsi qu'une possible consécration pour le compositeur aux Victoires de la Musique. Pour sa seconde création lyrique, après un formidable Pinocchio crée avec Philippe Boesmans, le dramaturge s’associe avec Francesco Filidei – dont c’est également le second opéra – dans une veine qui tranche avec l’onirisme où il excelle. On s’avoue un peu déboussolé de ne pas retrouver la puissance métaphorique de l’auteur de Cendrillonou du petit Chaperon Rouge dans une œuvre qui relève néanmoins parfaitement du registre lyrique : celui de la tragédie où le torrent passionnel se révèle aussi inexorable que destructeur. L’écriture de l’Inondation, assez originale, aurait pourtant pu emporter le spectateur fort loin du prosaïsme choisi par l’équipe artistique puisque, fait plutôt rare, livret, musique et mise en scène sont nés de concert avec, même, des séances d’improvisations musicales avec les chanteurs et le continuo. Le sujet du livret est celui d’une nouvelle soviétique de 1929 d’Evgueni Zamiatine, important auteur russe de l’entre-deux-guerres mort en exil à Paris en 1937. L’argument ne manque pas d'âpreté : un couple en mal d’enfant accueille une adolescente tout juste orpheline, qui – ironie cruelle – a l’âge de leur mariage. L’homme la séduit sous le regard abasourdi de son épouse qui laisse s’installer un invivable ménage à trois. Enfermée dans la culpabilité liée à son infertilité, l’épouse est longtemps incapable de se révolter. Dans une association classique entre émotions, inconscient et élément liquide, l’inondation qui menace la ville est métaphore des forces souterraines à l’œuvre. Ici l’eau qui monte se fait l’écho de la pulsion meurtrière de la mère qui finit par assassiner la jeune fille. Libérée, l’épouse peut alors enfin devenir mère. La scène initiale est celle du meurtre, forte, car alors dépourvue d'un mobile intelligible pour le spectateur, avant qu’un long flashback ne le replonge dans la genèse de la catastrophe. © Stefan Brion La scénographie d’Éric Soyer présente une maison, vue en coupe, permettant au spectateur d’observer simultanément les habitants des trois étages qui la composent. Le couple assassin du rez-de-chaussée est aussi peu loquace que les cinq membres formant la famille du premier ou les résidents du dernier étage. La simultanéité des scènes de vie quotidienne rend plus glaçante encore la transgression : chacun se plaint d’entendre les voisins, pourtant on joue aux cartes au palier supérieur tandis que les digues sont emportées juste en dessous. La nouvelle russe déjà était tissée de silence ; de ce silence naitra le drame. Pour lui donner chair, Joel Pommerat fait le choix du prosaïsme, d’un ordinaire fade, étouffant et immobile où seul le passage des saisons donne conscience du temps qui passe. Il choisit, dit-il, de situer l’action dans « une sorte de passé-présent non réaliste… que l’on pourrait situer dans les années 50-60-70 » D’où des décors, des lumières (Éric Soyer), des costumes (Isabelle Deffin) aussi réalistes que volontairement dépourvus de séduction. Cette austérité visuelle est redoublée par les lignes vocales, contraintes, refusant toute sensualité et qui ne permettent pas toujours aux chanteurs de donner la pleine mesure de leurs capacités. L’incommunicabilité domine cet ordinaire atone où chacun est emprisonné dans son néant intérieur sous l’apparence de la normalité. Notable exception, Chloé Briot, mezzo charnue aux superbes aigus bénéficie, de par son rôle, d’une palette expressive plus large : en état de sidération, passive, écrasée, elle est tout aussi poignante, intense que lorsque l’emporte la logorrhée – crue non plus liquide mais désormais verbale – d’une formidable scène d’aveu confinant à la folie. Le poids des jours, obsédant, n’empêche pas les autres interprètes d’incarner puissamment les personnages grâce à une formidable direction d’acteur, juste, précise, dépourvue d’outrance et favorisée sans doute par une connivence de longue date entre le metteur en scène avec plusieurs de ses interprètes, déjà vus dans Pinocchio notamment. C’est le cas de Chloé Briot, déjà nommée, ainsi que de Boris Grappe qui incarne son époux infidèle avec une belle densité, Le souffle est long, la diction claire et la projection flatteuse en dépit de medium parfois légèrement engorgés. Face à eux, la jeune fille est doublement interprétée par Cypriane Gardin, jeune comédienne toute en nuances, et le soprano solaire et incarné de Norma Nahoun. Ce dédoublement aussi mystérieux que séduisant est plurivoque : éclaire-t’il un autre possible ? L'obsession de l’épouse qui démultiplie le réel ? L’irruption de la folie dans sa psyché traumatisée ? Celle de la fatalité, dont le flot ravageur emporte tout jusqu’au rationnel ? Le narrateur de Guilhem Terrail pourrait nous éclairer, mais s’en garde bien. Le haute-contre brosse un personnage tout en gravité, à la voix bien placée, en dépit d'aigus légèrement en dehors en seconde partie de soirée. François Rougier, Nicholas Isherwood et surtout Yael Raanan-Vandor complètent la distribution vocale avec autant d’intensité que de précision. Face à la banalité triviale du quotidien qui nous est donné à voir, la magie se concentre toute entière dans la musique. Le jeune chef Leonhard Garms emporte totalement l’adhésion à la tête d’un Orchestre Symphonique de Bretagne concentré, intense et chatoyant. Francesco Filidei enrichit sa très belle partition d’une multitude d’instruments, d’appeaux, de sons improbables remarquablement évocateurs, en imitation de la nature, de la vie de l’immeuble (oh, ce bruit de sommier qui grince….) ou encore au diapason de la vie intérieure des personnages comme le rire cassé, grinçant de l'épouse basculant dans un délire rédempteur. Le compositeur propose également tout au long de l’œuvre un superbe travail rythmique remarquablement porté par les musiciens. Des éléments très réussis comme cette puissante respiration mécanique, flux - reflux qui ponctue les progrès du fatum et en accentue l'inéluctabilité. Des eaux glacées où s'immerger sur Arte Concert car, une nouvelle fois, l'Opéra de Rennes propose à ses spectateurs une production d'audience nationale.
Tania Bracq
Kleine Zeitung Steiermark + Graz Seite 50, 51 Auflage: 198.816 Erscheinung: Täglich Artikelwerbewert 25446.12 Lange konnten vier Komponisten der Gra- zer Kunstuni sich auf ihr Operndebüt vorbe- reiten. Es zahlte sich aus: Die Grazer Oper zeigt verwegene, er- frischende Zugänge zum Musiktheater. 29/05/2018 "Wennwir sterben, singenwir" Ern Von MonikaVoithofer Marianne Binder be- gsletitetevier Komponisten r Grazer Kunstuni in den Vorbereitungen auf ihr Operndebütein langesStück ih- res Weges, ehe sein plötzlicher Tod 2017 dem ein unerwartetes Ende setzte. Doch hinterlässt er 16, sich über einen Zeitraum von zwei Jahren erstreckende Vorlesungen als Vermächtnis und Ausblick auf den großen Abend, den er unter den Titel "Im Feuer ihres Blutes" stellte. d e In einer dieser Vorlesungen sprichtBinder mitdem italieni- schen Komponisten Lorenzo Troiani über sein Werk "Anti- gone. Und kein Ende", das als Schlusspunkt des Premieren- reigens alles in den Schatten stellte - sprichwörtlich.Ineiner dunklen Höhle durchlebt Anti- gone die letzten Momente vor ihrem Tod. Troianiverstand es am eindringlichsten,sich von einem traditionellen Libretto zu emanzipieren. Er bewies Mut zur Stille und arbeitete gekonnt mit Echoeffekten, so breitete sich die Musik in düsteren Klangflächen horizontal aus. "Wenn wir sterben, singen wir", antwortete Troiani auf Binders Frage, warum Antigone denn singe. Mit differenziertesten Lauten vollzog Antigone eine emotionale Transformation, ausdrucksstark interpretiert von Sopranistin Birgit Stöckler. Stöckler war auch inJose Luis Martinez M.s Kammeroper "Wurzeln und Höhlen" - dem zweitenhervorstechenden Bei- trag - im Einsatz. Der Mexika- OperGraz:AnnaHäuf,MartinFoumier,BirgitStöckler opergraz/milatovic nertrautdemPublikummitei- ner Portion Witz und politi- schen Querverweisen noch in- terpretatorischeMündigkeitzu. DieKammeroper "Dergoldene Dämon" des japanischenKom- ponisten Tomoya Yokokawa glückte weniger. Geschuldet war dies vor allem einer allzu schwülstigen Textvorlage des gleichnamigen Romans von Ozaki Koyo sowie einer manie- rierten Inszenierung (Chris- toph Zauner). Besonders die Choreografieder drei im Kara- te-Style auftretenden chori- schen Kommentatoren mutete seltsam an. Die Musik schien hierbei lediglichals Begleitme- dium zu dienen. Obwohl sie das Lokalkolorit zu illustrieren ver- mochte und trotz einer affekti- ven Arie geriet sie dennoch zu monoton. Der vierte Mann im Kompo- nistenbund, Javier Quislant, be- wies mit dem Stimmtheater "Der gealterte Blick" techni- sche Fertigkeitim Umgang mit den Vokalstimmen, die er in eineausgeklügelteDramaturgie facettenreich einbettete. Unter der Leitung von Leon- hard Garms begeistertendie Studierenden des Klangforums Wien mit musikalischer Quali- tät auf höchstem Niveau. Dass die "Opern der Zukunft" ihres Zeichens nicht auf den angesag- ten Trend des Performance- theaters mit einerTendenz zum hybrid-experimentellenKunst- werk aufspringen,sondern im Sinne eines traditionelleren Verständnissesvon "zeitgenös- sischem Musiktheater" konzi- piert sind, istgleichsamverwe- gen wie erfrischend. ZurAufführung "Im Feuer ihres Blutes". Opern derZukunft von Jose Luis Martinez M., Tomoya Yokokawa, Javier Quis- lant und Lorenzo Troiani. MusikalischeLeitung:Leonhard Garms; Regie: Christoph Zauner. Studiobühne der Grazer Oper, 29. Mai, 5. und 8. Juni (19.30 Uhr). oper-graz.com, Tel. (0316)8000. Bewertung: Kronen Zeitung Stmk Seite 34 Auflage: 132.802 Erscheinung: Täglich Artikelwerbewert 5795.70 29/05/2018 Graz: Zeitgenössisches Musiktheater Oper ohne Drama Auf der Studiobühne der Grazer Oper haben vier Kompositionsstudenten der KUG neue Werke präsen- tiert. Stark instrumentiert und von den PPCM-Studie- renden des Klangforums Wien unter Leonhard Garms gekonnt interpretiert, widmeten sich die enigmatisch symbolistischen WerkederGeschlechterthematik. "Wurzeln und Höhlen" geLuisBorgeserinnert. Die vonJoseLuisMartinezM. anderenWerkedesAbends ist die Ausnahme des verzichtenhingegenaufEr- Abends. Die dunkel-eroti- zählendes, am drastischsten sche Geschichte um einen ist Lorenzo Troiani, der in Komponisten, der, vorgeb- radikal zerdehnten Silben lich wegen eines Kunstpro- einesterbendeAntigoneauf jektes,aufzweiso mysteriö- sichselbstzurückwirft. se wie verführerische Frauen Und das ist eben das Prob- trifft,dieihmbuchstäblich lem:Zwarbedientsich"Der alle Sinne verwirren, ist gealterte Blick" von Javier nämlichnichtnurmusika- QuislanthochabstrakterLy- lisch hochqualitativ.Nein, rikundgediegenpsychedeli- die bedrohlichen Tremoli scher Mischinstrumenta- undbeschwörendenVokal- tion,zwarkann"Dergolde- melismen der Partitur die- ne Dämon" von Tomoya neneinemhöherendramati- Yokokawa trotz befremd- schenGanzen,erzähleneine lich-wirkungslosen Chors Geschichte, die mit ihren mit schwellenden Klangbö- stapelbarenRealitätsebenen genpunkten.Dochistdies anMeistererzählerdes"Ma- allesOperohneDrama- in- gischenRealismus"wieJor- tellektuell, ein wenigeitel und auf der Bühne seltsam steirer.kultur@kronenzeitung.at inkomplett. FelixJurecek ReichlichabstraktesSymboltheater: "Dergealterte Blick' Erste Bühnenerfahrungen Von Michaela Preiner Es gehört nicht nur fast schon zum guten Ton von Opern- und Theaterhäusern, mit den jeweils ansässigen Universitäten aus dem Bereich Musik und Schauspiel zusammenzuarbeiten. Eine Kooperation zwischen den unterschiedlichen Kulturvermittlern macht auch Sinn. Zeigt sie doch dem Nachwuchs, was diesen in der praktischen Umsetzung seiner Projekte für die Bühne tatsächlich erwartet und erkennen dabei auf der anderen Seite die Häuser auch, welche Talente gerade in den relevanten Universitätsinstituten auf einen Berufseinstieg hinarbeiten. Die Oper Graz und die Universität für Musik und darstellende Kunst Graz geben in ihrer Reihe „Opern der Zukunft“ seit 2014 jungen Komponisten die Möglichkeit, ihr Können zu präsentieren. In diesem Jahr tragen vier kurze Opern-Inszenierungen den Übertitel „Im Feuer ihres Blutes“. Dem im Vorjahr unerwartet verstorbenen Ernst Marianne Binder, Spiritus Rector dieser Reihe, die seit 2014 stattfindet, war die diesjährige Aufführungsreihe gewidmet. Die vier ausgewählten, international tätigen Komponisten aus unterschiedlichen Ländern weisen allesamt einen Bezug zur Universität für Musik und darstellende Kunst Graz auf. Gerade die große Bandbreite von verschiedenen Herkunftsregionen machte diesen Abend besonders spannend. Bemerkenswert auch, dass alle Komponisten auch für die Libretti verantwortlich zeichnen. José Luis Martínez M präsentierte seine Kurzoper mit dem rebusartigen Titel „Wurzeln und Höhlen – rizomas y madrigueras“. Darin erzählt er die Geschichte eines Komponisten (brillant in Stimme und Ausdruck Martin Fournier), der zu einem Meeting eingeladen wird, in welchem er von zwei Frauen über einen neuen Kompositionsauftrag informiert werden soll. Die in höchstem Maße surreale Geschichte bekommt einen Twist in jenem Moment, als der Mann sich als Leo Trotzkis Mörder präsentiert. Der Sprung durch Raum und Zeit wird musikalisch in weiten Bereichen in dunklen, atonalen Klangfarben gehalten. Was jedoch auffällt, ist die unterschiedliche charakterliche Stimmbehandlung der Figuren, die deren Charaktereigenschaften gut unterstreicht. Tomoya Yokokawa verwandelte mit „Konjiki Yasha/Der goldene Dämon“ die Studiobühne in ein kleines Appartment einer japanischen Stadt. Dort trifft sich ein junges Liebespaar das letzte Mal in der Gewissheit, danach auseinanderzugehen. Das Atmen des Akkordeons, das durch lautes Luft Ein- und Ausströmen hörbar wird, versetzt zu Beginn die Zuhörenden in einen eigenen pace. Auch der Chor von drei Männern, der hinter einem schwarzen, durchscheinenden Vorhang große Passagen des musikalischen Geschehens begleitet, unterstützt die ungewohnte, asiatisch inspirierte Atmosphäre. Masanari Sasaki singt die schwierige Partie des eifersüchtigen Mannes, der seinen Liebesschmerz durch alle stimmlichen Register zeigen kann. Kaoko Amano hingegen ist lange Zeit nur einem einzigen, zaghaften Ton verpflichtet. Angst aber auch ein beständiges Gegenhalten gegen die hoch emotionalen Tiraden ihres Geliebten werden dadurch verdeutlicht. Die Kammeroper verweist eindrücklich auf Yokokawas Idee, die musikalische Tradition seiner Heimat mit jener des Westens zu verbinden, was ihm nicht nur gut gelang, sondern auch Lust auf mehr Hörerlebnisse dieser Art machte. „Der gealterte Blick – mirada antigua“, ein „Stimmtheater“ in drei Szenen von Javier Quislant, beginnt, ganz der Kategorie verpflichtet, im Flüsterton. Die Gefühlsodysse eines Mannes, der sich zwischen zwei Frauen entscheiden muss, bewegt sich zwischen dem Versuch, die Musik zugunsten von musikalisch behandelter Sprache stark zurückzunehmen und einem nicht immer leicht nachvollziehbaren Handlungsstrang. Dies vor allem aufgrund einer höchst poetischen Sprache. Kein Geringerer als Federico García Lorca bot die literarische Vorlage zu diesem Stück. Der Einsatz einer Schaufensterpuppe weckt Erinnerungen an Hoffmanns Erzählungen, was als interessanter Fingerzeig nicht in die Zukunft, sondern in die Vergangenheit der Oper zu lesen ist. Erst am Ende des Stückes verdichtet sich das Klangvolumen und unterstützt dabei die innere Verfasstheit der Figuren. Mit einer höchst eindringlichen „Antigone. Und kein Ende“ machte Lorenzo Troiani auf einen Klassiker aufmerksam, den er feinfühligst musikalisch interpretierte. Shirin Asgari und Birgit Stöckler verkörperten darin gemeinsam jene tragische, junge Frau, welche das Aufbegehren gegen das Gesetzt mit ihrem Tod büßte. Als Spiegelung – einmal vor und einmal hinter dem durchsichtigen, schwarzen Vorhang – wartet sie auf ihren Tod und durchlebt in ihren letzten Momenten emotionale Höhen und Tiefen. Dabei teilten sich die beiden Sängerinnen zuweilen sogar einen einzigen Ton, den sie abwechselnd voneinander übernahmen. Immer wieder gelingt es Troiani mit einer kontemplativen, ruhigen Instrumentalführung ein Stehenbleiben der Zeit und innere Dialoge hör- und fühlbar zu machen. Sein Musiktheater spiegelt gleichzeitig auch einen Zeitgeist wider, der auf Entschleunigung und Kontemplation setzt. Der junge Dirigent Leonhard Garms leitete umsichtig den Nachwuchs des Klangforums. Vibeke Andersen schuf eine kluge Ausstattung, die mit wenigen Handgriffen neue Räume imaginieren konnte und Christoph Zauners Regie verzahnte die vier Produktionen mit ihren somnambulen und zum Teil auch irrationalen Botschaften sinnhaft. (European Cultural News) Kurier Gesamtausgabe Seite 33 Auflage: 138.940 Erscheinung: Täglich Artikelwerbewert 12179.38 Aktuellerdennje:Opern derZukunftinGraz KRITIK VON HELMUTCHR.MAYER Premiere. Vier ideenreiche Opernaufführungen an einem Abend in derGrazerOper. Rar istesheuteumdieUrauf- führungen von Opern be- stellt.Umsoerfreulicher,dass man jetzt gleichvier neue Kurzopern von verschiede- nen Komponisten (Studen- tenderGrazerKunstuniversi- tät) mit unterschiedlichen Ansätzen an nur einem Abend auf der Studiobühne der Oper Graz, die diese Ko- operation mit der Uni einge- gangenist,erlebenkann. Dieses langjährigePro- jekt(seit2007)hatsichzwei- fellos gelohnt. Und der Be- weis ist erbracht, dass Oper aktueller denn je ist. Denn vorweg kann attestiert wer- den,dassalleJungtonschöp- fer, dieauchfürdasjeweilige Libretto (Spanisch, Japa- nisch, Deutsch und Eng- lisch) verantwortiich sind, überwiegendsehrinnovati- ve,atmosphärische,polysti- listische,teilsexperimentel- dentalsrücksichtsloserGeld- 07/06/2018 leIdeenhabenundkomposi- torisch handwerklich eine hohe Reife aufweisen. Verführerisch Inspiriert von "Das Abend- mahl" (Alfonso Reyes) zeigt JoseLuisMartmezinseiner Kammeroper"Wurzelnund Höhlen"diesurrealeReise desFernando(intensiv:Mar- tin Fournier) zwischen zwei verführerischenFrauen(aus- drucksstark:BirgitStöckler undAnna Häuf). In"DergoldeneDämon" vonKonjikiYashasollMiya (mitgleichförmigenTönen: KaokoAmano),dieVerlobte desStudentenKanichi(hö- undBirgitStöckler),dieal- leinimDunkelneinerHöhle ist,inderallerealenGrenzen verschwimmen.Eine subtile, minimalistische Klangkulis- se,dieabervielanmystischer Atmosphäreerzeugt. HöchstesNiveau beundTodkreist,dieJavier QuislantbeeinflusstvonLor- desKlangforumsWienunter cas"SobaldfünfJahreverge- dersouveränenLeitungvon hen"vertont hat. LeonhardGams - spielenauf Musikalischrechtharte höchstemNiveau.DieInsze- Kost,diestarkeKonzentra- nierung der unterschied- tion erfordert, zum Finale lichsten Opernansätze und kannmansichdesGefühls -ZugängebesorgtChristoph nichterwehren,dassalle14 Zaunergekonnt,zurückhal- Instrumentalistenjederfür tend und minimalistisch. sichvölligeigenständigohne VielApplaus! Zusammenhangspielen. KURIER-Wertung: hensicher: Masanari Sasa- ki),ausfinanziellerNoteinen von Sophokles inspirieren: reichenBankierheiraten. "Antigone.UndkeinEnde" WoraufderverzweifelteStu- (sehrsubtil:ShirinAsgari verleiherzuWohlstandkom- men will. Musikalisch ein rechtmonotoner Ansatz mit vielen Blasgeräuschen und einem Mantra-artigen drei- köpfigenChor. Es ist eine Geschichte, dieumZeit,Erinnerung,Lie- LorenzoTroianiließsich DasEnsemble- Studierende
Monika Voithofer
Kleine Zeitung
Diese Freude war es auch, die sich insgesamt durch den ganzen Abend zog und von den Hauptrollen über den Chor bis hin zu den kleinsten Rollen jeden auf der Bühne und auch die Musiker im Orchestergraben zu erfassen schien. Denn ebenso schwungvoll wie die Sänger und Schauspieler ihre Partien anlegen, gestaltete Leonhard Garms am Pult des Grazer Philharmonischen Orchesters den Abend. Mit Verve und vollem Einsatz - herrlich zu beobachten war etwa sein angedeutetes Mittanzen bei Alfred P. Doolittles Schlager "Hei, Heute morgen mach ich Hochzeit" - swingte er mit den Musikern durch den Abend; Er schuf dabei einerseits eine zuckerwattige Orchesterwolke für die Sänger und andererseits ausladende Bögen in den orchestralen Zwischenspielen. Stilistisch blieb er eindeutig näher an süßen und streicher-schwelgenden Operettenklängen, als man Loewes Werk sonst oft zu hören bekommt, was aber zumindest meinen Geschmack genau getroffen hat. Und auch wenn My Fair Lady mit dem Schlusssatz "Eliza, wo sind meine verdammten Pantoffeln?" das Rennen um das seltsamste Happy-End der Bühnengeschichte mit Abstand gewinnt, ist das Publikum nach kurzweiligen drei Stunden doch bestens gelaunt.
Isabella Stefan
Bachtrack
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